vendredi 12 juin 2009

I know we'll meet again


Je vous ai parlé récemment des petits flash que j'ai parfois par rapport à Paris. Et bien en ce moment, ils sont vraiment persistants, l'autre jour j'ai même "cru" que j'allais voir le Sacré-Coeur en regardant par la fenêtre des toilettes du bureau, mais non, c'était la Tour olympique...

Quand les moments sont durs je crois qu'on se raccroche tous à ce que l'on connaît, ce qui est familier, et même si Paris me manque toujours un peu, là c'est un poil plus que d'habitude, sûrement parce que j'en entends un peu plus parler et que mon boss y a été cette semaine, ce qui m'a un peu dégoûtée. Je m'imaginais alors, comme lui, faire l'aller-retour en 48h (ce dont j'ai rêvé le week-end dernier) et en profiter, moi !
Lui y a été pour des meetings mais moi, je pourrais voir des amis pas vus depuis longtemps (dont certains d'entre vous !), retourner dans les boutiques que j'aime et découvrir les dernières tendances, aller dans tel magasin ou tester un resto dont j'ai entendu parler sur des blogs...

Surtout, je pourrais, encore une fois (on est revenus deux fois en trois ans), profiter de Paris de la meilleure façon qui soit : en touriste, mais tout en étant connaisseuse - des lignes de métro, de qu'est-ce qui se trouve où, des horaires, des moeurs et coutumes, etc.

Aaah flâner au Trocadéro et prendre la Tour Eiffel en photo sous tous les angles, me régaler d'une crêpe pas chère ou d'une glace à la spatule rue Mouffetard, admirer la vue depuis Montmartre, prendre un verre en terrasse (et me remémorer les GRF d'antan) à St Michel, retrouver mes marques comme si je n'étais jamais partie entre St Lazare et St Georges, battre le pavé à Cour St Emilion, déguster des macarons Ladurée, faire le plein chez Sephora, connaître encore tous les chemins dans mon ancienne 2e maison (aka le Printemps Haussmann), rêver d'un appart sur l'Ile St Louis, aller à pied des Halles jusqu'à presque-Pigalle et apprécier le calme du matin, râler à cause du monde sur les Champs, se reposer aux Tuileries, aller les bras chargés de quiches et gâteaux au 6e étage sans ascenseur du je-sais-plus-le-numéro Rue St Vincent de Paul (spéciale cacedédi ;o)...
Juste déambuler et regarder, admirer, découvrir, ne jamais me lasser et me dire que j'ai de la chance d'être dans la plus belle ville du monde...

Paris n'est pas ma ville préférée mais je trouve que c'est la plus belle, tellement elle regorge de trésors; à chaque balade on découvre des nouvelles choses, un monument, une décoration, un détail architectural, une maison originale, un nom de rue insolite... Elle est assez grande pour receler de mille et une choses mais assez petite pour être parcourue à pieds, avec un réseau de métro qui rend celui de Montréal - beaucoup plus étendue pourtant - ridicule.
Elle a des défauts aussi, moins elle que le pays dans lequel elle se trouve je dirais, mais assez pour que je préfère vivre ailleurs. Ainsi, même si Paris me manque, généralement en quelques secondes tous les inconvénients reprennent le dessus et je ne me vois vraiment pas à Paris autrement qu'en touriste. Je préfère toujours la vie montréalaise, même si je râle après plein de choses de Paris qui (me) manquent ici.

Pourtant une chose est sûre : Montréalaise d'adoption, et même quand j'aurai la citoyenneté canadienne, je serai toujours Parisienne.

crédit photo

Maybe tonight - Nicole Atkins & The Sea

mercredi 10 juin 2009

Comme un clope entre ses doigts


Ou comment se brouiller avec les gens en un message...

Je me considère pas mal tolérante dans la vie, sauf pour une poignée de choses précises, comme par exemple les gens qui regardent les films en VF (oui bah chacun son combat hein) ou les gens qui fument. Bon des amis qui fument, j'en ai, forcément, mais je suis contente que ce soit une minorité, et certains se mangent d'ailleurs mes remarques depuis des années parce que vraiment, c'est quelque chose que je n'ai jamais compris ni supporté.

Petite, j'ai été très malade aux poumons et quand à 6 ans on vous dit que vous n'aurez jamais le droit de fumer, c'est un peu cocasse. Mon beau-père de l'époque n'a pas réduit pour autant ses 3 paquets de Gitane quotidiens. Enfin si, mais beaucoup plus tard, quand le mal était fait. J'ai donc grandi dans une bonne ambiance schizophrène où on m'expliquait à quel point la cigarette c'était mal pour moi tout en fumant. Bravo.
Mais au moins, rien de tel que de grandir dans un environnement enfumé pour apprendre à détester ça. La mère de l'une de mes meilleures amies fumait aussi comme un pompier et chez eux ça puait la clope en permanence, jusque dans la salle de bains, une horreur.

Bon j'avoue qu'ado, j'ai essayé une ou deux fois juste pour voir, pour essayer de comprendre pourquoi les autres fumaient. Avec ma meilleure cops non fumeuse on a donc essayé... et jamais compris. C'était juste dégueu, sans intérêt et on trouvait qu'on avait l'air con, alors que les autres nous donnaient l'impression de fumer juste pour être cool. Bref quelque chose nous a échappé et c'est tant mieux : jamais commencé, pas besoin d'arrêter !
Sans compter qu'en dehors des effets sur la santé, ça coûte cher ces conneries, et rien que pour ça je n'aurais jamais pu fumer je crois !

Plus vieille, les choses se sont corsées et là j'ai vraiment commencé à détester ça bien comme il faut : impossible de sortir en bar, boîte ou concert sans rentrer avec les yeux et la gorge qui piquent, les cheveux et les fringues qui puent (et se laver les cheveux à 4h du mat en rentrant de soirée c'est pas vraiment un plaisir, mais obligatoire pour arriver à dormir). Quand j'ai commencé à avoir les moyens d'aller au resto, idem, et là c'était encore pire : manger pendant qu'à la table d'à côté quelqu'un fume, c'est tout bonnement impossible ! Et je ne parle pas de l'époque des trajets en train en wagon fumeur faute de place ailleurs...

Ayant trouvé une moitié au moins aussi virulente que moi à ce sujet, nos sorties parisiennes étaient donc limitées en grande partie à cause de ça. Et arrivés à Montréal, le bonheur est arrivé vite fait avec la loi interdisant de fumer dans les lieux publics : enfin on a pu retrouver le plaisir de sortir et ne plus supporter les fumeurs, qui doivent aller dehors, ouaip, même l'hiver ! Depuis cette loi est arrivée en France, comme d'hab bien à la traîne... mais mieux vaut tard que jamais !

Marlène - Noir Désir

mardi 9 juin 2009

Breathe underwater

Dur dur de trouver du temps d'écrire ici en ce moment. Ce pauvre petit blog n'a que 3 mois mais est déjà délaissé, prouvant que c'était une petite folie de le créer, c'était sûr que je n'aurais jamais le temps de le faire vivre alors que j'en ai un autre qui passe avant, et un autre qui lui est encore plus délaissé...

Depuis la semaine dernière, je n'ai plus une minute à moi ou presque : mon collègue/supérieur est parti et je me retrouve seule pour gérer tout ce qui est administration et comptabilité de ma petîte boîte. Beaucoup de tâches et de stress en plus donc, heureusement mon boss a quand même eu la présence d'esprit de m'augmenter pour l'occasion !

Surtout qu'en plus de ça, je suis aussi la seule à m'occuper de toute notre division "spectacles", et là en plus d'un dossier de demande de droits d'une pièce qu'on veut mettre en scène, je me suis retrouvée à gérer la mini-tournée australienne d'un de nos shows qui existe depuis une dizaine d'années. Et avec les artistes, rien n'est jamais simple...
Comme si toute la paperasse pour les visas, les billets d'avions, les CD à vendre sur place, les plannings, les sous et autres transmissions d'infos ne suffisaient pas, il y en a un qui a trouvé le moyen de s'ouvrir la main deux jours avant le départ ! Il est donc parti avec des points de suture, pratique...
Et ce matin en arrivant, double mauvaise surprise : d'abord je découvre que l'un d'eux s'est vu refusé son visa à la douane car il y avait une erreur d'un chiffre sur le numéro de passeport indiqué sur son visa (merci l'employé de l'ambassade qui s'est planté donc) - heureusement il a pu en avoir un autre contre 25$ et 1h20 de discussion. Mais surtout, ce petit groupe de 4 andouilles n'a pas pris sa correspondance de Sydney à Adelaide, et on ne sait pas pourquoi, c'est la fille de là-bas qui m'a prévenue ! Heureusement ils font le nécessaire pour les rebooker mais on n'arrive pas à comprendre comment ils n'ont pas su lire leurs horaires d'avions, ils sont quand même 4 quoi !

Voilà je profite donc que mon boss ne soit pas là pour faire un petit message vite fait histoire de donner signe de vie, bon comme il part ce soir pour Paris (aaah) je serai un peu plus tranquille les 3 prochains jours... enfin j'espère.

Breathe underwater - Placebo

vendredi 5 juin 2009

Boom Boom Pow


Comme à peu près tout le monde de ma génération, j'ai été élevée aux Disney. Leurs films de princesses sont des classiques et la "trilogie" gagnante La Petite Sirène-Aladdin-Le Roi Lion est culte.

C'est pourtant en 1995, une fois adulte, que j'ai pris une claque au rayon animation, grâce aux magiciens de Pixar. Toy Story mettait en images une croyance d'enfant d'une manière qu'on n'avait jamais vue auparavant. Prouesse technique mais aussi humour, intelligence, aventure, bref une richesse jamais vue pour ce qu'on n'appelle même plus un "dessin animé".

1001 pattes, Monstres & Cie, Toy Story 2, Le Monde de Nemo, Les Indestructibles, Ratatouille, Wall-E... Autant d'énormes attentes et autant d'émerveillement à chaque fois, à se dire "mais comment font-ils ?!". Même leurs courts sont des petits bijoux (aaaah Presto !!).
J'oublie volontairement Cars, le légendaire mal-aimé que j'ai pas trouvé si terrible mais quand même en-dessous des autres, et puis les voitures anthropomorphes, j'accroche pas.

Il y a quelques années Toy Story 2 était mon préféré, mais après les avoir tous revus pour le dossier Pixar de FDC (j'y ai écrit ceci mais je vous invite vivement à découvrir le dossier entier), c'est finalement Monstres & Cie qui a ravi la première place du top. Les poils de Sully, si réels, l'histoire, si maligne et riche, les couleurs, le design, cette panoplie de personnages incroyables, l'idée de base, géniale, l'aventure, l'émotion... et Boo bien sûr ! Du pur bonheur...

J'ai ainsi vu leur dernier né Up la semaine dernière, après, eh oui, une non-attente, ce qui n'était arrivé qu'avec Cars. Le pitch ne me tentait pas, la bande-annonce m'avait laissé de marbre, mais bon c'est Pixar donc j'y ai été les yeux fermés ou presque, rassurée par les bons échos post-Cannes. C'est très dur d'en dire du mal parce qu'évidemment, c'est encore une fois un film aussi beau visuellement que plein d'émotions. Mais j'ai quand même été déçue par l'inégalité du film : il commence comme un vrai drame, qui risque de dérouter plus d'un enfant, et je n'avais jamais autant pleuré devant un de leurs films. La fin est très belle aussi (et hop re-larmes). Mais le milieu semble vouloir se racheter après des petits et devient trop simpliste, trop cliché, trop plein d'animaux.

Dommage donc, sauf que... un Pixar mineur reste tellement mille fois au-dessus de n'importe quel autre film d'animation de chez Dreamworks, Fox ou Disney que ça en est presque indécent, autant de talent ! Le comble, c'est que depuis quelques années, pour des raisons de sousous Pixar fait partie de la saison Disney, ce qui leur permet de nous offrir maintenant un film par an !

Sur ce je vous encourage à voir ou revoir tous les Pixar et à (re)découvrir le teaser de Toy Story 3, qui sortira en 3D l'année prochaine !





Boom Boom Pow - Black Eyed Peas

mercredi 3 juin 2009

Rest now my friends

Je suis inscrite à Copains d'avant depuis plusieurs années et je n'y avais jamais retrouvé personne... sauf que les gens semblent enfin s'inscrire (ah les Français de plus de 30 ans et la technologie !!) et finalement, ça me plaisait mieux d'avoir dans mes amis que des amis de maintenant (dont certains d'entre vous d'ailleurs).

Il y a quelques mois, une fille avec qui j'étais au collège et lycée m'a envoyé un petit mot comme si on était d'anciennes grandes amies, en rajoutant qu'elle était venue au Québec l'automne dernier et que c'est dommage on aurait pu se voir ! Sauf que... on n'a jamais été vraiment copines ! OK je lui parlais plus qu'à d'autres camarades de classe car dans certains cours elle était assise devant ou derrière moi, mais on n'a jamais rien fait ensemble en dehors de l'école, et personnellement je ne l'appréciais pas plus que ça, c'était juste une fille de ma classe quoi, dont en plus avec d'autres on se moquait parfois pour x raisons...
J'ai répondu poliment un truc bateau et n'ai plus eu de nouvelles... jusqu'à ce qu'elle mette un commentaire à la con sur notre blog spécial Québec, me prouvant qu'elle n'avait pas changé ! Bon depuis plus aucun signe de vie, ouf...

Aujourd'hui rebelote ou presque : cette fois la fille qui m'envoie un "bonjour", c'était vraiment une copine pendant 3-4 ans, une avec qui j'allais boire des verres à La Fontaine, notre café attitré, une chez qui j'ai regardé Evil Dead 2 en bouffant des bonbons (le souvenir qui tue). Une qui n'était déjà plus tant que ça une amie à la fin du lycée et qui était aux oubliettes aussitôt la porte franchie une dernière fois.
Je l'ai revue il y a une bonne dizaine d'années dans un magasin de meubles, avec un enfant, elle avait l'air paumée et m'a fait pitié alors je lui ai parlé un peu, ça ne coûtait rien.
Aujourd'hui elle a toujours l'air aussi... beauf, à défaut d'un autre mot, et je pense que nos vies sont clairement à mille lieues l'une de l'autre; si on ne s'est pas parlé depuis 1992 c'est qu'il y a une raison en même temps, c'est qu'on n'avait plus rien à se dire !

Quelques autres noms connus ont fait leur apparition sur le site mais j'hésite à les rajouter en amis ou connaissances, en fait je suis juste curieuse de voir ce qu'ils sont devenus quoi...
Et pour la miss suscitée je ne sais pas trop quoi faire... à part raconter ça à la vraie amie que j'ai encore depuis le collège, qui était la 3e de la bande et qui a bien raison de ne pas s'inscrire sur ces sites !

Bon la prochaine fois, je vous parle de Facebook, il y a de quoi dire aussi...

My Friends - Johnny Depp (BO de Sweeney Todd)