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lundi 17 octobre 2011

Les boulets

J'avais commencé à écrire ce message dans ma tête il y a deux mois mais je n'ai jamais eu le temps de venir l'écrire pour de bon ici... et tant mieux car mes "échantillons" se sont multipliés !

Voilà, c'est simple, il y a des gens, je ne sais pas comment ils font, et je les aime bien pourtant, mais ce sont des boulets. Il leur arrive des trucs qui ne m'arriveraient jamais à moi, mais il faut dire que bien souvent, c'est de leur propre faute, alors forcément... Sauf que quand tel ou tel malheur leur arrive alors qu'ils sont chez moi ou qu'on est ensemble quelque part, ça a des conséquences sur mon bien-être et ça m'agace prodigieusement.

Dans la vie, je planifie, organise, prévois, anticipe un max de choses, ce qui me simplifie pas mal la vie, justement. Mais il y a des gens, ils ne font attention à rien, ne pensent à rien, et passent leur temps à se retrouver démunis devant le moindre micro-événement des plus banals.

Ces mêmes gens (qui sont des amis, enfin surtout une, venue cet été chez moi, et la famille, enfin surtout la belle-famille, qui vient de repartir de chez moi) "ne se prennent pas la tête", sauf quand il leur arrive un truc. On est censés ne pas s'inquiéter, "tout va être cool", sauf quand ça l'est pas en fait (c'est-à-dire à chaque fois qu'ils disent que ça va l'être).

Le pire, c'est que dans leur non-attention à rien, ils ne font pas attention aux autres non plus. Pourquoi faire attention à ne pas réveiller les gens après tout hein ? Pourquoi nettoyer quand on salit la cuisine, la salle de bains ou le salon de la personne qui nous héberge ? Pourquoi rendre ce qu'on nous prête ? Pourquoi prendre la peine de regarder ne serait-ce qu'une carte avant de venir ?

C'est ainsi que mon chéri, ma fille et moi, on a attendu 2h sur un quai de Manhattan mon amie perdue mais persuadée qu'elle allait trouver son chemin (elle est tombée sur le seul taxi qui ne connaissait pas New York apparemment).
On l'a aussi attendue quand elle a du nettoyer la salle de bains après avoir bouché les WC du loft loué à Brooklyn - il faut dire après une pizza au poulet frit... dont elle s'est bien sûr étonnée du gras ! (heu comment dire...) - et on l'a entendue râler tout le chemin du retour d'avoir oublié ses Converse toutes neuves à l'appart.
Cette même amie est de toutes façons arrivée à Montréal sans même savoir que c'était une île et en me demandant direct "bon qu'est-ce qu'il y a à faire", genre je suis guide touristique en fait !

C'est ainsi que ma belle-mère perd ou casse systématiquement quelque chose quand elle est chez nous, et dans sa gentillesse de ranger le lave-vaisselle, elle range les choses sans les essuyer et en plus, au mauvais endroit ! Le tout à 6h du matin bien sûr puisqu'elle est réveillée à cause du décalage horaire...
La même belle-mère passant son temps à dire qu'il faut qu'elle fasse régime mais à qui ça ne viendrait pas à l'idée de manger des légumes par exemple, par contre elle ne rate jamais son apéro !
Et puis elle qui voulait qu'on lui montre comment marchait son nouveau téléphone, ahah ! Si seulement elle avait su qu'il y avait un code PIN dessus et quel était ce code, ça aurait peut-être été possible...

Et j'en oublie...

Bref, j'ai hébergé des boulets.

jeudi 11 août 2011

Let me hear you make decisions without your television

Je suis moi-même accro aux séries TV et on a beau être tous les soirs devant notre (pas si) petit écran, je ne considère pas que je regarde "la télé".
La différence avec le commun des mortels ?
Je ne passe pas mon temps à me demander "qu'est-ce qu'il y a la télé ce soir ?", ni à dire ensuite qu'"il n'y a rien à la télé ce soir" en râlant voire en le mettant en statut Facebook.

Je suis toujours sidérée de voir qu'en 2011, les gens subissent leur TV, la traitent comme une fin au lieu d'un moyen.

On a été un mois en France l'automne dernier et on était vraiment étonnés de voir à quel point les gens étant dépendants de leur TV. Certains la laissent même allumée tout le temps, hallucinant !
Et pour la plupart des gens, Facebook me le confirme chaque jour, il n'y a apparemment rien d'autre à faire le soir que de regarder la TV, et en direct en plus, donc en VF, avec horaires et pubs imposés, avec des épisodes dans le désordre et/ou 3 à la suite, ce qui fait finir la soirée à minuit.
La France et les programmes télé, c'est n'importe quoi, en tout cas si on n'a pas le câble... ou internet ;o)

Je ne pourrai pas m'exprimer pour le Québec car je n'en connais pas plus sur la TV québécoise aujourd'hui qu'à mon arrivée il y a un gros 5 ans ! Ça ne m'intéresse pas de zapper d'émission débile en jeu ringard, d'ailleurs je ne zappe plus depuis que je suis ici.
Mais les échos que j'en ai me laissent présager du même "problème", et la plupart des gens ne savent pas non plus quoi faire d'autre le soir que de regarder la TV.

Ma TV est un simple outil qui, via le terminal numérique du câble, me sert à programmer des séries et des films que je choisis, et à les regarder quand je veux - et en plus je peux ainsi accélérer les pubs.
J'avoue que je rate probablement des émissions intéressantes, mais je n'ai pas l'impression d'entendre parler autour de moi d'une émission qui vaut vraiment le détour en fait; les seuls "à côté" que je me permets sont les émissions de rénovations/déco... et bien sûr les soirées spéciales genre Oscars & co !

Et un jour, j'oserai répondre aux gens de prendre un livre, mais ça leur donnera moins de sujets de conversation débiles.

Stripped - Depeche Mode

mercredi 17 mars 2010

Slow change may pull us apart

J'avoue manquer d'inspiration en ce moment (de temps aussi un peu) mais heureusement les blogs des autres m'en donnent !
Ainsi, devant ce billet de Delph, je me suis dit que tant qu'à faire, autant développer ma réponse sur mon propre blog plutôt que d'écrire un commentaire à rallonge.



En 4 ans, on est rentrés 2 fois en France, et à chaque fois ça m'a stressée et j'étais bien contente et soulagée de rentrer à Montréal - même si revoir certaines personnes et aller au mariage d'un couple d'amis était très sympa et que ceux-là, j'aimerais les voir plus souvent.

J'avoue que Paris et des amis peuvent me manquer occasionnellement, mais il me suffit de regarder le journal de France 2 sur TV5 pour ne pas avoir envie d'y poser un seul doigt de pied.
Et puis là-bas, je me sens à l'étroit, mal à l'aise, énervée par tout et tout le monde, de ma propre mère au moindre inconnu agressif pour rien.

A la différence de Delph, je n'ai pas de grande famille à retrouver, juste une mère (et son conjoint) qui n'a jamais eu d'autre priorité qu'elle-même et continue de me le prouver en ne faisant aucun effort pour venir voir sa petite-fille, parce que les dates qui m'arrangent moi ne l'arrangent pas elle (alors que bon c'est quand même moi qui accouche, merde !)... et ce matin le pompon c'est un mail où elle dit que si j'accouchais 15 jours plus tôt que prévu elle pourrait venir quand ça l'arrange mieux... pincez-moi, sérieusement j'en ai lu des conneries dans ma vie mais là... ben là j'ai absolument pas envie qu'elle vienne en fait, apparemment ils ont tous les deux des choses bien plus importantes à faire, ben qu'ils arrêtent de m'emmerder et qu'ils restent chez eux (désolée pour la grossièreté mais vraiment là je suis bien remontée) !

Et on a beau déjà préparer notre visite en France à l'automne prochain (visite pour laquelle ma mère a bien évidemment élaboré notre itinéraire toute seule dans sa tête, inutile de préciser qu'évidemment il ne correspond pas à celui que nous envisageons), franchement ça me stresse 6 mois à l'avance, et je me calme en pensant à nos futures photos de Babygirl devant tous les monuments de Paris (nain d'Amélie Poulain-style) et au beau mariage auquel on va assister à Montpellier en compagnie des coupines (pour le coup il ne manquera que Delph justement !).

La 2e fois qu'on est rentrés, on a décidé de ne revenir en France qu'une fois tous les 2 ans, à cause de notre état - fatigués et énervés, le contraire d'un effet vacances donc - à tous les deux en revenant et des envies de voir ailleurs, et bien je vais vous dire, si ça se trouve, on va espacer encore plus nos visites (surtout avec 3 billets d'avion à acheter une fois que le bébé a dépassé 2 ans, et alors qu'on a 2 fois moins de vacances) !


Don't you forget about me - Simple Minds

lundi 8 février 2010

Ben comment ils faisaient avant !

Il y a de ces expressions toutes faites que les gens sortent à tort et à travers et que je ne supporte pas.
L'année dernière je vous avais parlé nourriture, aujourd'hui je vais plutôt parler progrès.



La science, la technologie, tout ça, je trouve ça cool, ça calme mon angoisse d'être dépassée et j'aime vivre avec Monsieur Gadget (aka Monsieur il-me-faut-le-nouveau-truc-là), même s'il faut que je freine un peu ses élans parfois.
Mais bon, que les gens écoutent des vinyles au lieu de mp3 ou enregistrent sur VHS au lieu d'en numérique, c'est leur choix et ça ne change rien à ma vie ni à celle de personne.

Par contre quand on commence à parler des progrès qui touchent par exemple la santé ou la sécurité, c'est fou ce que les gens peuvent être cons parfois !

Ainsi ceux qui ne mettent pas de ceinture en voiture parce que "avant", ben y en avait pas ! Hum, ben oui justement, c'était bien ça le problème, sans compter que les voitures vont plus vite maintenant donc ne pas mettre sa ceinture c'est encore plus dangereux.
Idem pour les sièges bébés pour auto : à mon époque on posait le couffin sur la banquette et voilà ! Sauf que j'ai bien failli ne jamais avoir de mari (en tout cas, pas celui-là !) à cause de ça vu que tout petit il a roulé par terre lors d'un accident !

Pour rester dans le domaine bébé, et toujours par rapport aux trucs de l'alimentation, on sait maintenant quelles sont les précautions d'usage à prendre pour éviter la listeria et la toxoplasmose. On sait aussi que l'alcool et la cigarette sont nocifs, on sait déceler le diabète de grossesse et le traiter, et faire des échographies et autres tests sanguins permettant de détecter des maladies comme la trisomie. Bref on a réduit la mortalité infantile ainsi que les naissances d'enfants malformés etc.
Mais non, quand tu expliques que tu manges pas ci ou ça à cause de ta grossesse, t'as toujours quelqu'un pour te dire "oui ben comment ils faisaient avant quand ils avaient pas tout ça ?!". Ben justement, ils mourraient plus ou avaient de lourds handicaps par exemple. D'ailleurs une amie m'a fait "plaisir" un soir en expliquant à la personne en question que sa grand-mère avait perdu la moitié de ses bébés à cause du diabète qu'à l'époque on ne savait pas déceler !

Et même dans d'autres domaines variés, par exemple pour faire chauffer du lait, avant le micro-ondes, c'était drôlement long quand même à la casserole (plus le risque qu'il s'échappe).
Ou pour réserver un billet de train ou d'avion sans internet, quel temps perdu d'aller dans une agence de voyages !
Pour taper une simple lettre, il fallait la taper à la machine et mettre du blanc si on se trompait !
Pour donner de ses nouvelles, à part le téléphone, on pouvait s'écrire des lettres et c'est tout, alors que maintenant je peux discuter avec la France et la Nouvelle-Zélande en live tous les jours et que ma mère pourra voir sa petite-fille via webcam (et encore tous mes exemples remontent juste à ma "jeunesse", sinon on pourrait aller loin comme ça !).

D'ailleurs pour faire à peu près tout et n'importe quoi, sans informatique ni internet, je ne sais pas comment faisaient les gens pour bosser... ni pour se détendre au bureau ;op

mercredi 20 janvier 2010

Shut it up, just shut up




Je m'y attendais, mais quand même : quand on est enceinte, on n'échappe aux remarques et commentaires de personne, et généralement moins les gens s'y connaissent ou vous connaissent, plus ils ont de choses à dire !

Ainsi, deux gars (un collègue et un inconnu - ami d'amis - à une soirée), sans enfant évidemment, m'ont déjà dit, suite à mon "je ne bois pas d'alcool", que bah un p'tit verre de temps en temps ça pouvait pas me faire de mal. Sauf que ben, si.
Pas obligatoirement mais ça peut, alors je m'abstiens. Et puis si je ne pouvais pas m'arrêter de boire de l'alcool quelques mois, ça voudrait dire que je suis alcoolique hein. Et comme je leur ai dit, il y a déjà assez de choses qui peuvent mal se passer comme ça sans rajouter des risques inutiles. Donc en gros : vos gueules.

L'autre jour, rebelote, sur facebook cette fois : je chouine un peu parce que j'ai pas le droit de manger de mousse au chocolat, qui contient des oeufs crus et, comme avec la charcuterie et le fromage au lait cru, il y a un risque de listeria. De nos jours ça arrive rarement, mais ça arrive, et si on est enceinte, ça peut être fatal pour le bébé. Autant dire que le "calcul" est vite fait, après tout j'en ai mangé toute ma vie, j'en remangerai dans quelques mois, rien de grave, et je peux toujours manger plein d'autres bonnes choses (même si, en plus, je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose).
Et évidemment, sans surprise ou presque, voilà deux malignes (de ma belle-famille) qui me disent qu'elles, elles se sont pas privées, ont mangé de tout et que si j'écoute tous ce que les médecins disent j'ai pas fini.
Franchement, j'ai été énervée pendant 2 jours avec leurs commentaires à la con, en me retenant de répondre précipitamment un truc too much. Finalement j'ai fini par dire "tant mieux pour vous, moi je prends pas ce risque" et voilà, mais bon deux coiffeuses qui ont eu leurs gosses à 20 ans et des poussières et qui me disent de pas écouter les médecins (qui n'y connaissent rien c'est bien connu) ça me fait doucement rire hein...


Shut up - Black Eyed Peas

mardi 12 janvier 2010

Harcèlement

Au boulot, je suis en train de faire une recherche pour le budget de production d'un show qu'on va peut-être faire : je dois trouver combien ça nous coûterait de loger x personnes au coeur d'Ottawa pour x semaines.
Donc je cours chez Google et me mets en quête d'appart-hôtels donc, ou "corporate/executive apartments" plutôt puisque c'est anglophone là-bas. Et j'envoie des mails que je copie-colle pour demander mon info.

Pendant mon lunch, une fille à qui j'ai écrit m'appelle. Bon déjà, les gens qui appellent à l'heure du lunch, moi je supporte pas, quand tu vois qu'il est entre midi et 14h en gros, t'attends avant d'appeler les gens, parce que de toutes façons, il y a de fortes chances qu'ils soient partis manger.
Donc elle a rappelé plus tard et m'a posé plein de questions précises alors que moi, je veux juste une idée de prix. Bon devant tout ce que je ne savais pas (puisqu'on en est au budget seulement), elle finit par me dire qu'elle m'enverra un mail avec ses prix (ouf !), le tout enrubanné de formules commerciales à la con (pléonasme) et me demandant si elle pouvait me rappeler à la fin du mois.

Mais voilà-t-y pas qu'une heure après, un mec de la même boîte me rappelle pour me dire que j'ai parlé à sa collègue et qu'il veut me poser des questions aussi, le tout avec ce bon ton américain super enjoué de commercial de base. Il a été sur notre site et voudrait savoir ce qu'on fait et tout et évidemment il trouve tout ça génial et finit par me faire le coup du mail qu'il va m'envoyer et "we're looking forward to doing business with you" blablabla. Bon, heureusement, lui, il me les a envoyés ses prix...

Tout ça pour dire que vraiment, les commerciaux, je suis pas capable, c'est comme dans les boutiques, on te dit bonjour, comment ça va, est-ce que je peux vous aider, est-ce que vous cherchez une grandeur, etc. et je passe mon temps à essayer de me débarrasser des vendeuses qui ne me laissent pas magasiner en paix. En plus maintenant quand tu passes en caisse on te demande si tu as trouvé tout ce que tu cherchais, c'est débile comme question, encaisse et laisse-moi tranquille !!

mardi 24 novembre 2009

Fake


Je me souviens, ado, ma mère avait un t-shirt blanc avec un gros (faux) logo Chanel noir dessus, et j'avais honte quand elle le mettait.

Sur les blogs ou autour de nous, on entend tous parler des contrefaçons, ne serait-ce qu'au JT quand chaque été ils filment les douaniers qui coincent les vacanciers français en provenance d'Italie, le coffre rempli de faux Vuitton et l'air faussement ahuri "ah bon c'est un faux, ah je savais pas je croyais avoir fait une bonne affaire". Pauv'gens.

Encore récemment, en parlant de New York, on m'a demandé si j'avais été à Chinatown dans le coin où il y a tous les revendeurs de faux sacs de luxe. Comme d'habitude, je dis non et en reste là pour être polie et à chaque fois une conversation s'ensuit entre d'autres personnes sur les trouvailles qu'elles y ont faites (et donc ça marche aussi en France pour ceux qui vont en Italie ou en Espagne).

Mais un jour je ne pourrai plus me retenir, et je leur dirai ce que je pense des imitations de Chanel, Vuitton, Burberry & co : c'est de la merde !!
Non seulement c'est complètement illégal, mais surtout (bon OK ça devrait être dans l'autre sens mais bon), je ne vois pas du tout l'intérêt.

Pour moi, t'as les moyens de t'acheter tel truc ou tu les as pas et à ce moment-là deal with it ! Quand je veux des Doc Martens ou des Uggs, j'achète des vraies ou pas du tout (OK, c'est un autre registre et un autre prix - même si pas accessible à toutes les bourses - mais l'idée est exactement la même). Pourquoi faire semblant d'être plus riche qu'on ne l'est ? Surtout que ça se voit plus ou moins clairement que c'est du faux donc on ne trompe personne (les fausses Ugg marquées "Aldo" par exemple), donc encore une fois, quel intérêt de, finalement, montrer qu'on porte du faux trucmuche ?!

Et puis je veux pas dire mais souvent, c'est juste moche, même l'original. Moi franchement un sac Vuitton ou un carré Hermès, j'en rêve pas, je trouve ça moche et pour les vieilles. Et les copies sont encore plus laides, et je parle même pas des finitions (au moins quand tu payes un vrai t'as de la qualité - après l'intérêt de dépenser des milliers d'euros/dollars pour un sac à main c'est une autre histoire qui me tue un peu aussi...).

Donc encourager le crime en achetant un truc moche, cheap, de mauvaise qualité, ça me dépasse...

jeudi 5 novembre 2009

L'enfer, c'est les autres


J'adore aller au cinéma et, si depuis que je suis à Montréal ma consommation a beaucoup baissé, faute de carte illimitée et de sorties conséquentes, mon plaisir reste le même à m'installer dans une salle obscure pour me laisser entraîner dans une nouvelle aventure...

Sauf qu'ici, c'est l'Amérique, et si vous dites aux Québécois que vous ne prenez pas de popcorn au ciné, vous leur donnez presque une crise cardiaque. Donc il faut s'habituer aux scronch-scronch pendant le film. Bon pendant Transformers par exemple on s'en fout, c'est le genre de films pour ça et en plus le film est tellement bruyant qu'on n'entend pas le bruit de la bouffe ! Par contre pendant Revolutionary Road, c'est déjà plus agaçant.
Et puis les popcorn, c'est une chose, mais il y a pire : les nachos recouverts de fromage fondu, qui eux se font remarquer surtout à leur odeur ! Et puis les boissons, les sachets qu'on ouvre, etc, etc.

On a essayé de continuer à aller à notre séance favorite depuis des années, celle où à Paris comme à Montréal, il y a moins de monde : le samedi en fin de matinée. Le problème, c'est que sans carte illimitée donc, ça revient cher, alors que le mardi, c'est tarif réduit. On a bien une carte qui donne droit à 1 entrée gratuite au bout de 10 achetées mais c'est tout.
Et donc le jour du tarif réduit, c'est la folie au ciné, les salles sont pleines, il faut entrer pas mal en avance dans la salle pour avoir une place correcte, on se retrouve avec des inconnus à côté de nous et notre manteau sur les genoux... Le confort a un prix : celui d'un ticket de ciné plein tarif !

Et dans ces conditions, en plus de la bouffe, il y a non pas les cellulaires (pour ça, ça va ici) mais les blabla (légèrement) et surtout les réactions, les Américains étant habitués à en faire toujours trop (je me souviens de réactions extrêmes lors de Sex & the city et Paranormal Activity par exemple).
Ainsi avant-hier pendant Where the Wild Things Are, non seulement je me suis retrouvée avec une gigoteuse bavarde à côté de moi qui bouffait sans cesse, mais en plus lors des bandes-annonces elle s'est tu au moment de celle de Twilight (mauvais signe déjà) et a fait un gros "oh" inquiet lorsque Bella tombe de la moto (moi je la connais par cœur cette BA vu qu'elle passe à chaque séance !). Là je me suis dit que j'allais passer une mauvaise séance.
En effet, le film était pas commencé depuis 5 secondes que j'avais déjà eu droit à un "Oh" et un "Geez" ! Et vas-y que je ris pour rien, que je m'exclame pour rien, que je me crois dans mon salon quoi ! Du coup j'ai du me concentrer pour rentrer dans le film (très bien au demeurant) en poussant un gros soupir à chaque fois qu'elle en faisait trop !

De quoi avoir envie de mater des films dans son salon en fait...

mardi 6 octobre 2009

Confessions d'une accro du shopping

J'adore les fringues, la mode, le shopping, mes placards sont bien remplis et il me faut toujours ci ou ça.
Mais parfois, la mode, c'est NON !


En parcourant les magasins ou les blogs de "modasses" comme on dit, je ne peux m'empêcher de me sentir extra-terrestre parfois, tellement je trouve horrible ce que j'y vois et qui est censé être super fashion et qui en plus coûte un bras !
Ainsi certaines associent juste les pièces les plus hype et semblent ne pas remarquer que ça ne va pas du tout ensemble, que ce soit au niveau du style ou des couleurs.
Evidemment, c'est pour mes yeux que ça va pas ensemble, mais je me demande toujours si elles trouvent vraiment ça bien ou si c'est juste parce que quelqu'un a décrété que c'était ça qu'il fallait porter qu'elles le portent...

Et puis je suis désolée mais si certains habits ont disparu, c'est peut-être aussi parce que c'était moche dès le départ ? Par exemple là, ce sont les années 80 qui reviennent en force, alors que au secours quoi, on n'a jamais vu décennie aussi moche niveau style !
Couleurs flashy voire fluo, leggings, épaulettes, chemises de bûcheron, trucs cloutés, "boyfriend jean", "boyfriend jacket", manches chauve-souris, sarouel, skinny jeans... Moi j'ai déjà donné à l'époque, et une fois ça m'a suffit merci bien !

Et même dans les nouveautés, seuls quelques détails me séduisent généralement, mais j'imagine que c'est pareil pour la majorité des gens, hors modasses qui dépensent leur salaire pour un gilet-serpillère.
Bon je craque toujours et finit par acheter des petits trucs "à la mode" histoire de varier ma garde-robe mais finalement je reviens souvent aux pièces classiques, noires et intemporelles, il y a trop de fringues que j'ai à peine mises parce qu'elles étaient démodées à peine sorties...

mercredi 19 août 2009

The Leader of the pack


Parfois je me dis que si je n'organisais rien, je ne ferais rien. Bon ça veut rien dire comme phrase vu comme ça, ou plutôt ça semble ultra-logique, mais le clé, c'est le "je".

J'ai des ami(e)s et des connaissances, des qui sont partants pour tels trucs, d'autres pour d'autres trucs, certains pour à peu près tout. C'est cool, vu comme ça.
Sauf que les gens sont des glands.
Ah ça, répéter "faut qu'on fasse ci ou ça" à l'infini, tout le monde peut le faire, et c'est ce que tout le monde fait j'ai l'impression. Sauf quand je me dis que c'est bien beau de le dire, mais ce serait encore plus sympa de le faire.

Concert, resto, aller danser, boire un verre, ciné, brunch, etc., si je ne lançais pas le truc je ne ferais quasi rien, ou alors le plus souvent je traînerais ma moitié et c'est tout. Parce que j'ai vraiment l'impression d'être la seule à prendre les choses en main, à mailer/facebooker les gens (drôlement pratique le gestionnaire d'événements, mais à chaque fois y a au moins une personne du groupe qui n'est pas sur facebook du coup je suis obligée de passer par le mail - et les gens survolent les mails, t'as beau mettre les infos importantes comme le lieu, la date et l'heure en gras et souligné, ils te le demandent quand même, des glands j'vous dis).

A moi les joies de rédiger le mail de manière claire et compréhensible, de proposer des dates, de recouper les infos pour que le truc se fasse, d'éventuellement acheter les billets ou réserver... De relancer les gens surtout, parce que là, j'ai des beaux spécimens de gens - que j'adore par ailleurs, heureusement - qui sont bien contents de faire des trucs mais qu'il faut harceler pour avoir une réponse, et ça commence à me saouler (et puis bon j'ai pas que ça à faire !). Surtout que bon, comme moi je veux profiter des choses, j'ai tendance à lancer plusieurs idées à la fois, et y a des gens, ils oublient, ils mélangent, et j'ai une demi-réponse pour le truc le moins urgent au mieux...
Franchement je suis à deux doigts de dire "tant pis pour toi" de manière plus répétée, mais je suis sûre que ça ne changera rien. Des glands.

Bon je mentirais si je disais que j'aimais pas ça, ça c'est mon côté Monica, mais de temps en temps j'aimerais bien me laisser guider bêtement aussi et être un peu surprise par ce que me réserve la soirée au lieu de l'avoir déjà vécu dans ma tête, au lieu de stresser jusqu'au truc en question en me demandant si tout le monde va arriver à l'heure, aura bien sa place, si tout va bien se passer etc.
Dire que je rêverais d'être wedding planner... je pense que je tuerais les mariés vite fait !

The Leader of the pack - The Shangri-Las

mercredi 29 juillet 2009

Do you like the beach, bitch ?


Aah l'été, le soleil, les tenues légères, les terrasses, le petit vent frais qui fait du bien, les BBQ, les vacances, la plage *bruit de disque rayé* La plage ? Ah non alors !
Autant j'aime beaucoup voir la mer, et les photos de belles plages bordées de palmiers OK ça fait rêver, mais aller à la plage, ça je peux pas !

Ben oui, je ne supporte pas le sable déjà, ça brûle les pieds, ça se fourre partout, c'est sale, une vraie cochonnerie ! Il paraît d'ailleurs (j'ai appris ça récemment) que même toute petite déjà je râlais après le sable si on allait à la plage, comme quoi y a des avis qui viennent avec toi tu sais pas pourquoi mais c'est comme ça...

La mer en elle-même ? Beurk, l'idée d'être touchée par des poissons et des algues ou, pire, par des méduses/crabes/oursins etc, me répugne au plus haut point. Et je ne parle même pas de la dégueulasse eau salée et des gens qui traitent la mer comme une poubelle (pipi, déchets, etc.)... D'ailleurs même dans un lac ou une rivière je ne peux pas me baigner, ça me dégoûte purement et simplement.
Et puis, j'avoue, Les Dents de la mer n'ont pas aidé à me pousser dans l'eau non plus ;op

Profiter de la plage bêtement alors ? Ben non, même pas. Je ne peux pas rester au soleil sans être tartinée de crème + lunettes + chapeau + éventuellement à moitié habillée ou recouverte d'un paréo pour être plus sûre. Peau claire, grosse tendance aux coups de soleil et à saigner du nez, obsession du cancer de la peau... rien ne joue en ma faveur.
Je n'ai jamais cherché à bronzer autrement que par des moyens a priori sûrs (auto-bronzant ou crème teintée) et "me dorer la pilule" est donc exclu pour des raisons de santé (le nombre grimpant de cancers de la peau chez les jeunes femmes en particulier est affolant) mais aussi parce que j'ai l'énorme impression de perdre mon temps et ça, c'est in-to-lé-ra-ble. Rester allongée à ne rien faire c'est une punition.
Si au moins il y a des surfeurs en action, ça occupe un temps, je prends 2-3 photos aussi, si on est dans un coin sympa mais après, je me retrouve invariablement assise (de préférence sur une petite chaise de plage, parce qu'allongée c'est super inconfortable en plus), mon iPod dans les oreilles et un livre ou magazine à la main. Et je ne rate pas une occasion de demander si on s'en va bientôt. Oui parce que voyez-vous, manque de bol pour moi, Monsieur adoooore la plage... *soupir*

Meeting Paris Hilton - CSS

jeudi 23 juillet 2009

I never said I was deep


Comme je l'ai déjà dit, je n'aime pas parler pour ne rien dire, je suis incapable de parler météo avec un voisin ou un caissier. Et ça vaut aussi pour le coiffeur, ou plutôt la coiffeuse en l'occurrence.
Et franchement, l'idée de devoir parler chez le coiffeur n'est que l'une des choses qui m'y gênent : je n'aime pas perdre mon temps (et quand on fait couleur, coupe et brushing ben ça en bouffe du temps) et je n'aime pas qu'on me tripatouille les cheveux (ah ben là...).

Mes dernières années en France j'ai été très rarement chez le coiffeur : ma belle-soeur étant coiffeuse, même si elle habitait à quelques centaines de kilomètres, je me faisais couper les cheveux uniquement quand je la voyais (je les avais longs en plus donc pas embêtant) et me faisais des teintures maison. C'était plus sympa et économique.
J'ai été 2-3 fois chez le coiffeur quand même quand j'en ai eu besoin (surtout une fois coupés, après le mariage car là j'en avais marre de mes cheveux longs), et je n'ai jamais été très satisfaite, surtout pour le prix pas mal honteux. A Montréal je paye environ deux fois moins cher qu'à Paris, c'est pour ça que je ne me prive pas ! Bon par contre aussi il y a cette tradition du pourboire que je trouve abusée (tu payes pour une coupe et tu donnes un pourboire pour la même chose ?! Au moins au resto tu payes pour la bouffe et tu donnes un pourboire pour le service !).

Ici j'ai essayé un salon cher et fancy où je ne suis pas retournée, mais le 2e que j'ai essayé, qui était le plus près de mon ancien appart, me voit depuis plus de deux ans, avec toujours la même coiffeuse sympa et qui arrive à me faire quelque chose qui me plaît (dont une couleur pas noir-noir mais brun foncé avec une nuance de roux qui fait de beaux reflets à la lumière...). Mais j'ai toujours autant de mal à faire la conversation quand même, et les 2 mois qui passent entre deux rendez-vous me semblent toujours 5 minutes quand l'heure est venue d'y retourner !
Là j'y vais ce soir et comme d'habitude, je prépare mentalement des sujets, comme les vacances par exemple ! Ah si seulement je trouvais une coiffeuse fan de ciné et de séries, ce serait plus pratique !

Bon et dans tout ça je ne sais toujours pas si je fais cette frange ou pas...

I never said I was deep - Jarvis Cocker

mercredi 24 juin 2009

Let's get out of this country


Je pensais attendre le 14 juillet pour faire ce billet et puis finalement, je peux aussi le faire aujourd'hui, 24 juin, fête de la St-Jean et fête nationale du Québec.

Bon vous avez trouvé de quoi je veux parler : des fêtes nationales et plus généralement de ce "truc" de célébrer son pays, un sentiment qui j'avoue m'a toujours et m'est encore totalement étranger.

Rien qu'en sport, la manifestation la plus évidente et fréquente de ce sentiment "patriotique" (à défaut de l'appeler autrement), soutenir une équipe juste parce qu'elle est celle de son pays, je pige pas (déjà que ça m'intéresse pas le sport... mais là on en vient à l'œuf et la poule). Le seul sport que j'ai suivi à mon adolescence c'était le tennis, là c'était facile : je soutenais toujours le joueur le plus mignon (en plus c'était l'époque d'Agassi héhé) !
J'ai souffert le soir où la France a gagné la coupe du monde, ces klaxons, ces discussions partout ensuite, mais qu'est-ce que j'en avais à foutre franchement...

Alors je mets les choses au clair quand même : je suis bien contente d'être née en France et pas en Inde ou en Ethiopie hein, mais je serais anglaise, espagnole ou canadienne que ça m'irait tout autant (je vise d'ailleurs la double nationalité pour l'année prochaine).

Pour revenir au sujet plus particulier, le truc que je pige pas, c'est le concept même de fête nationale, qu'est-ce qu'on célèbre au juste ? OK oui, un événement historique mais à la base, pourquoi on a cru bon de déclarer un jour "jour de fête nationale" ?!
Bref, si j'ai été à l'occasion admirer un feu d'artifice ce soir-là (mais la dernière fois remonte à une grosse douzaine d'années je dirais), je n'ai jamais fêté le 14 juillet et n'ai jamais compris l'engouement des gens autour de ça. De toutes façons les rassemblements populaires et moi hein...

Hier et aujourd'hui donc, tout le monde au bureau, au resto, dans les magasins, souhaite aux autres une "bonne St Jean", et je me suis retrouvée prise par surprise, ne sachant que répondre tellement je n'y pensais pas, pour moi c'est juste un jour férié donc un où je ne bosse pas quoi, et tellement je m'en contre-fiche !
La première année où on était ici on a été faire un tour histoire de voir à quoi ça ressemblait et... on n'y a jamais remis les pieds ensuite !
Pourtant ce soir il y a un grand concert vraiment pas loin de chez nous, plusieurs personnes nous ont demandé si on comptait y aller mais vraiment, non ! Non seulement les artistes présents, soit je les aime pas soit je les connais pas, mais célébrer la fête nationale d'une province alors que je ne célèbre même pas celle de mon pays - qui est un vrai pays au moins - faut pas abuser ! Et je ne parle pas des drapeaux, maquillages et autres accoutrements grotesques qui sont de rigueur...

Et comme je ne suis pas à une contradiction près (je me rapproche de la définition des filles selon Delph), je rêve bien sûr d'assister à un défilé du 4 juillet aux Etats-Unis, depuis longtemps même. Parce que là-bas, ils sont vraiment patriotes (ouais parce que sortir le 14 juillet mais siffler "La Marseillaise" au stade c'est fort quand même), qu'ils sont à fond et qu'ils sortent les chars, la fanfare, bref ça doit être super kitsch donc je veux voir ça.
Cette année le 4 juillet tombe un samedi et la frontière est à une heure de route, j'ai plus qu'à trouver une ville pas trop loin qui nous offre un spectacle qui vaut le déplacement...

Let's get out of this country - Camera Obscura

mercredi 10 juin 2009

Comme un clope entre ses doigts


Ou comment se brouiller avec les gens en un message...

Je me considère pas mal tolérante dans la vie, sauf pour une poignée de choses précises, comme par exemple les gens qui regardent les films en VF (oui bah chacun son combat hein) ou les gens qui fument. Bon des amis qui fument, j'en ai, forcément, mais je suis contente que ce soit une minorité, et certains se mangent d'ailleurs mes remarques depuis des années parce que vraiment, c'est quelque chose que je n'ai jamais compris ni supporté.

Petite, j'ai été très malade aux poumons et quand à 6 ans on vous dit que vous n'aurez jamais le droit de fumer, c'est un peu cocasse. Mon beau-père de l'époque n'a pas réduit pour autant ses 3 paquets de Gitane quotidiens. Enfin si, mais beaucoup plus tard, quand le mal était fait. J'ai donc grandi dans une bonne ambiance schizophrène où on m'expliquait à quel point la cigarette c'était mal pour moi tout en fumant. Bravo.
Mais au moins, rien de tel que de grandir dans un environnement enfumé pour apprendre à détester ça. La mère de l'une de mes meilleures amies fumait aussi comme un pompier et chez eux ça puait la clope en permanence, jusque dans la salle de bains, une horreur.

Bon j'avoue qu'ado, j'ai essayé une ou deux fois juste pour voir, pour essayer de comprendre pourquoi les autres fumaient. Avec ma meilleure cops non fumeuse on a donc essayé... et jamais compris. C'était juste dégueu, sans intérêt et on trouvait qu'on avait l'air con, alors que les autres nous donnaient l'impression de fumer juste pour être cool. Bref quelque chose nous a échappé et c'est tant mieux : jamais commencé, pas besoin d'arrêter !
Sans compter qu'en dehors des effets sur la santé, ça coûte cher ces conneries, et rien que pour ça je n'aurais jamais pu fumer je crois !

Plus vieille, les choses se sont corsées et là j'ai vraiment commencé à détester ça bien comme il faut : impossible de sortir en bar, boîte ou concert sans rentrer avec les yeux et la gorge qui piquent, les cheveux et les fringues qui puent (et se laver les cheveux à 4h du mat en rentrant de soirée c'est pas vraiment un plaisir, mais obligatoire pour arriver à dormir). Quand j'ai commencé à avoir les moyens d'aller au resto, idem, et là c'était encore pire : manger pendant qu'à la table d'à côté quelqu'un fume, c'est tout bonnement impossible ! Et je ne parle pas de l'époque des trajets en train en wagon fumeur faute de place ailleurs...

Ayant trouvé une moitié au moins aussi virulente que moi à ce sujet, nos sorties parisiennes étaient donc limitées en grande partie à cause de ça. Et arrivés à Montréal, le bonheur est arrivé vite fait avec la loi interdisant de fumer dans les lieux publics : enfin on a pu retrouver le plaisir de sortir et ne plus supporter les fumeurs, qui doivent aller dehors, ouaip, même l'hiver ! Depuis cette loi est arrivée en France, comme d'hab bien à la traîne... mais mieux vaut tard que jamais !

Marlène - Noir Désir

samedi 30 mai 2009

There's never a forever thing

Par honte sûrement un peu, par arrivage d'autres idées et manque de temps aussi, je ne vous ai pas encore avoué que j'avais arrêté la boxe. Après y avoir été trois fois.

Des bonnes raisons ? J'en ai à la pelle :

- les horaires pas pratiques, qui me font rentrer chez moi à près de 22h après une journée de travail
- les frais que ça occasionne
- la saleté et l'exiguïté de la salle
- le prof qui ne me revient décidément pas
- le fait que quand on est trop, on se retrouve avec beaucoup de temps morts : la première fois on était 6 et on a bossé 2 vraies heures, c'était très bien, mais les deux fois suivantes on était 12 et là c'était plus possible
- faut venir à deux pour faire les exercices sinon on se retrouve seule et faut s'incruster avec les autres qui sont là à 2 (n'empêche c'est quoi cette manie de filles de tout faire à 2 ?!), et avec ma cops ben on n'a pas forcément que ça à faire l'une comme l'autre les mercredi soirs
- ça ne collait pas avec mon planning de lavage de cheveux (on ne rit pas merci, je sais que je ne suis pas la seule à choisir ses jours de sport en fonction de ça !)

Lors de cette troisième séance donc, à 20h15 exactement, soit au bout d'1h15 d'exercices, j'ai compris que c'était la dernière fois que je venais. Et j'ai souffert les 45 minutes restantes parce que j'en avais juste marre. Plus envie, du tout.

Je suis un peu déçue mais quand les contraintes prennent le pas sur le plaisir et l'envie ce n'est évidemment pas envisageable de continuer.

Ce qui m'embête c'est que je ne suis pas spécialement surprise : j'ai le chic pour avoir des obsessions soudaines et passagères (le passage en question pouvant durer plus ou moins longtemps quand même), et c'est à la fois déstabilisant pour moi et décrédibilisant vis à vis des autres.
Par exemple je me retrouve comme ça avec des cadeaux en rapport avec un truc que j'aimais mais dont je me fous maintenant (ça part comme ça vient); en pleine séance shopping ou encore en soirée, je peux décider en une seconde qu'il faut que je parte, juste parce que "j'en ai marre".

Je suis aussi restée plus d'un an au chômage car je ne voulais plus travailler dans le milieu dont j'étais diplômée et que j'ai du chercher ce qui me plairait assez pour ne pas abandonner à nouveau (heureusement, j'ai trouvé la réponse, et le boulot). J'ai au moins la lucidité pour moi !

Et alors du coup pour le sport, je continue mon vélo d'appart, en ai acheté aussi un vrai et pour changer de la Wii Fit, je viens d'acheter EA Sports active, au 1er essai assez concluant (en plus y a des exercices... de boxe !).

There's never a forever thing - A-ha

vendredi 22 mai 2009

I want somebody to share, share the rest of my life


D'une pierre deux coups aujourd'hui avec un sujet plus sensible qu'on ne le croit : le mariage.
En effet, non contents de s'être rencontrés via le web, mon amoureux et moi nous sommes mariés il y a cinq ans, jour pour jour.

Une fois décidés, c'est cool, vous avez votre petit secret à deux, vous pouvez rêver à ce que vous voulez, imaginer tel endroit, telle robe, telle musique, tout comme vous le souhaitez.
Ouais, sauf qu'à partir du moment où vous annoncez la bonne nouvelle, tout le monde a son mot à dire, et pas que votre mère ! D'un coup des amis ou cousins y vont de leur grand discours sur ce que c'est/ça doit être, un mariage et le mariage. Surtout ceux qui ne sont pas mariés d'ailleurs, pour x raisons dont "le mariage c'est juste un bout de papier", "c'est bourgeois" (?!), "de toutes façons tout le monde divorce", j'en passe et des meilleures. Bref pour les grands encouragements la moitié peut repasser déjà.

Non seulement de devoir devenir des pros de l'organisation et de passer tous vos week-ends à ça pendant à peu près un an (bon après tout dépend de plein de facteurs comme la région, la date choisie, le nombre d'invités, etc.), il faut vous farcir les désidératas de chacun. Donc là c'est le moment ou jamais de mettre les points sur les i et de connaître la limite de sa bonne volonté. Personnellement, mon mariage je l'ai toujours vu comme le mien, celui de personne d'autre, donc je fais ce que je veux (enfin à deux quoi) et les autres n'ont qu'à faire ce qui leur plaît au leur d'abord !
Donc oui untel est assis avec untel, non il n'y aura pas de danses ringardes et autres animations (j'étais prête à étriper quiconque mentionnait ce truc infâme de la jarretière), non Monsieur l'ami de ma mère ne m'amènera pas à l'autel.

Ah, le meilleur pour la fin : il n'a jamais fait aucun doute pour nous qu'on se marierait à l'église, et pourtant sans être croyants, et ça, c'est le plus dur à faire comprendre à la plupart des gens. OK ma mère en aurait été mortifiée si on n'avait pas fait l'église, mais non ce n'est pas pour ça que je l'ai fait : ça me semblait juste logique. Signer un bout de papier en un quart d'heure dans une salle plus ou moins sordide de la mairie, c'est pas un mariage pour moi, c'est une formalité comme aller faire sa carte d'identité. A l'église, on a eu 45 minutes d'échanges, de spiritualité, des belles musiques choisies par nous (issues des BO de Star Wars et du Seigneur des anneaux, histoire d'inaugurer le thème 'cinéma' de la soirée), et un prêtre cool qui nous a laissé choisir des textes qui ne parlaient pas de Dieu mais d'amour.

Par contre je ne vous cache pas que dans l'absolu, j'aurais voulu que ce soit en France comme en Amérique du Nord, où l'on peut se marier n'importe où tant qu'on a un célébrant (qui peut être n'importe qui d'assermenté pour) : un beau parc, la maison de famille, le bord de plage... c'est quand même plus cool et permet d'avoir un endroit plus fancy que la mairie et moins religieux que l'église. Mais bon...

Je vous épargne tout ce qui ensuite peut foirer dans la soirée (rien de grave mais plusieurs contrariétés dues aux autres) et vous dirai juste que si votre couple survit à la préparation de votre mariage, il peut survivre à tout ;o)


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Somebody - Depeche Mode

mercredi 20 mai 2009

You've got mail


Rien de tel pour trouver des idées de billets que lire les blogs des autres, et surtout les commentaires qui vont avec.

Ainsi il y a peu Une Fille & La Toile nous parlait de L'amour au temps du web 2.0, et devant certains commentaires je me suis rendue compte que les mentalités ont vraiment du mal à changer : aujourd'hui encore, alors que l'on considère comme acquis que tout le monde ou presque a un ordinateur doté d'internet et se sert du web pour 1001 choses, vous pouvez essuyer toutes sortes de réactions négatives quand vous dites que vous avez rencontré l'âme soeur sur le net.

Est-ce que si on leur dit qu'on a rencontré quelqu'un en boîte alors qu'on avait picolé comme une pochtronne ça passerait mieux ? Pour certains, sûrement encore effrayés par internet (vous savez, cet endroit mystérieux où règnent néo-nazis, pédophiles et terroristes), n'importe quelle rencontre "en vrai" vaut mieux que se parler par écran interposé.

Car qui dit rencontre par internet imagine souvent site de rencontre avec idées lubriques derrière la tête, séances striptease et plus si affinités via webcam, vrais mensonges et faux rapports, bref comme on ne se rencontre pas en chair et en os, c'est pas valable !

Sauf que ben non, il peut y avoir plein de manières différentes de se rencontrer via le net, tout dépend comment on l'appréhende. Dans mon cas, c'est un outil et un loisir, et j'ai rencontré ma moitié sans la chercher via... un forum de cinéma. Messages forums, messages privés, e-mails, chat, téléphone, SMS, on a fait tout ça avant la rencontre IRL, le temps d'apprendre à se connaître, et ce n'est pas plus artificiel que n'importe quelle autre rencontre : derrière deux ordinateurs, ce sont toujours deux humains !
Une amie d'enfance a rencontré son mari par un site de rencontres et elle aussi a du se heurter à une certaine incompréhension, les gens associant toujours ça au sexe ! J'ai quelques autres exemples de rencontres sur le net de gens de différents âges, via différents sites (de rencontres ou pas du tout), et ensuite ben la relation vit sa vie et des fois ça marche des fois pas, mais le moyen de se rencontrer au départ ne peut pas être incriminé !

Ce même forum cinéma a donné vie à d'autres couples, d'autres mariages même, et également à de belles amitiés. Et là, heureusement, personne ne vient dire que ce sont de fausses amitiés, comme quoi ce n'est peut-être pas tant les rencontres sur internet que l'amour qui est encore un sujet délicat...

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mercredi 6 mai 2009

Minding my own business

Il y a des gens doués pour le small talk, mais ce n'est pas mon cas.

Faire la causette avec le voisin dans l'ascenseur, le serveur du restaurant ou la caissière du supermarché, je n'en suis pas capable, et j'avoue que parfois j'admire ceux qui le sont. Ces gens-là ont l'air de pouvoir dire n'importe quoi à n'importe qui, ils ont l'art de mettre les gens à l'aise en une ou deux phrases, et hop l'ambiance est tout de suite détendue ! En plus, ça peut à l'occasion servir pour négocier un rabais par exemple, même si c'est juste un petit café offert !

Mais en même temps, dans 99% des cas ça n'apporte rien, ça ennuie l'un ou l'autre, ça fait même perdre du temps voire, dans mon cas de rêveuse, ça me déconcentre de ce à quoi je pensais quand c'est la personne en question qui me parle de la météo alors que je ne demandais rien, que je voulais juste payer et me barrer vite fait !

Et même si c'est quelqu'un que je connais, quand je croise un collègue ou une connaissance dans le métro, un magasin, la rue... je l'évite par tous les moyens si ce n'est pas un ami, un à qui j'ai toujours quelque chose à dire sans que l'ambiance ne soit awkward. Oui, je préfère me défiler que de créer ce malaise de "on se connaît mais on n'a strictement rien à se dire".

Pourquoi se forcer après tout, par politesse ? Je regrette mais si je suis tranquille dans le métro avec mon iPod et mon livre c'est pas pour qu'un vague collègue vienne me déranger !


Cell Block Tango - B.O. de Chicago

mercredi 29 avril 2009

I want to fucking tear you apart

Hier soir, l'épisode de Fringe commençait bien avec la chanson Bela Lugosi's Dead de Bauhaus. L'ambiance était un peu gothique avec un gars tout en noir, une boîte de nuit et Boston en proie à des meurtres mystérieux. Dans le club en question, j'entends Tear you apart de She Wants Revenge, cool, 2 bons choix musicaux en 5 minutes - sans compter le choix judicieux du titre vu l'état des victimes !
Et là je me dis "mais il dit 'fucking' dans le refrain, je suis sûre qu'ils vont pas le laisser !", donc je dresse l'oreille et en effet, "the F word" disparaît ni vu ni entendu à l'oreille des gens qui ne connaissent pas la chanson !
Pas très étonnant donc mais je trouve toujours ça un peu ridicule...

Je repense alors au clip de Hollaback Girl de Gwen Stefani, dont la version radio a aussi vu ses 'shit' devenir des 'sh', la miss en jouant carrément dans le clip :



Ce matin, on avait une course à faire avant que j'aille au bureau donc on a pris la voiture, et j'ai découvert cette fois la version radio de Part Of Me de Chris Cornell (que vous pouvez écouter sur la toute dernière playlist) et j'ai éclaté de rire : les 'bitch' ne sont pas juste coupés mais comme remplacés par un mot qui ressemble à 'schnip', ce qui donne "That schnip ain't a part of me", ce qui ne veut rien dire mais qui est assez rigolo, je voudrais presque lancer ce nouveau mot, 'schnip', comme Gretchen dans Mean Girls essaye de lancer 'fetch' !
Petit détail marrant : une fois sortie de la voiture pour prendre le métro, j'ai allumé mon iPod et une fois la chanson en route finie, laquelle est venue ? Ben celle-là justement, la version album avec ses 'bitch', non mais !

Pour couronner le tout (c'est fou comme tout converge vers un seul truc des fois, remarquez je vais pas me plaindre ça m'a donné l'idée de ce billet), ce midi j'ai lu dans le journal que la FCC avait rejeté un appel de la chaîne de TV Fox à propos des "gros mots" à l'antenne justement, donc on n'a pas fini d'entendre des bip et autres 'fudge', 'effing' (Gossip Girl est spécialiste), 'shoot', 'damn it' (spéciale cacedédi à Jack Bauer), etc., sur les chaînes américaines non câblées.

Je me dis aussi que ça va pas être gagné de regarder Southland malgré les bons échos de cette nouvelle série NBC, vu que là c'est carrément bipé, comme COPS, sauf que cette fois c'est de la fiction...
OK tous les persos de séries, même flics, sont pas obligés de parler comme Debra Morgan (la soeur de Dexter) mais quand même quoi, cette méthode à la Flanders me fait rire jaune au mieux, m'irrite passablement sinon...

Avec tout ça j'ai bien envie de regarder un bon vieux Tarantino ou The Big Lebowski moi tiens ! Ou d'écouter Fuck you sur le nouvel album de Lily allen !

Bonus : la liste des films qui contiennent le plus de 'fuck'

Tear you apart - She Wants Revenge

mardi 21 avril 2009

I don't feel like dancin'


Vous voulez me mettre mal à l'aise et de mauvaise humeur ? Mettez moi La Chenille, La Danse des canards et autres Macarena.
J'ai une complète hor-reur de ce genre de chanson (chanson ?!) populaire et participative, mais vraiment, ça me donne des envies de meurtre.

Quand des gens qui, visiblement, n'ont pas les mêmes valeurs que moi, mettent ça à un mariage par exemple, je m'enfuis aux toilettes. Je ne rigole même pas : au mariage de ma cousine, sa soeur et moi - ses deux témoins - étions toutes les deux aux toilettes le temps que le quart d'heure des horreurs se termine !

Je ne sais pas l'expliquer, c'est juste comme ça et ça l'a toujours été, c'est pas arrivé d'un coup à l'adolescence ou adulte. Non, non, enfant déjà, je m'aggripais à ma chaise de toutes mes forces si on voulait me forcer à faire la chenille !
J'ai des souvenirs de bals auxquels allaient mes parents - et auxquels ils m'emmenaient faute de baby-sitter sûrement - et où je les voyais et tous les autres adultes se ridiculiser sur des danses du tapis et autres joyeusetés on ne peut plus beauf. Je me souviens être assise à la table et regarder ce spectacle affligeant d'un oeil atterré, disant à ma grand-mère aussi présente (ceci expliquant le manque de baby-sitter) que je ne comprenais vraiment pas pourquoi ils faisaient ça !

Certains diront que je n'ai pas le sens de la fête ou que je suis une rabat-joie; pour moi, c'est juste pas ça la fête. C'est pas faire des gestes débiles tous ensemble sur des chansons de merde ou gueuler des "ohé ohé ohé" dès que l'animateur le commande !

Samedi soir on s'est retrouvés un peu de force (longue histoire) dans un "bar à chansons" dans lequel on avait toujours refusé d'aller, parce qu'on savait qu'on n'aimerait pas. Et en effet : deux secondes après être entrée je regrettais.
Déjà, un orchestre qui joue des chansons, ça me fait le même effet que regarder un film doublé. Beurk.
Mais en plus quand les chansons sont du pur cru québécois, que donc on les connaît pas et que tout le monde autour de nous hurle en coeur en sautant sur place, au secours. Le temps de finir notre bière et on est sortis ! (Quoiqu'au bout d'un moment ça devenait presque drôle, comme regarder un nanar quoi).

De même, j'évite les hotels-clubs et trucs du genre. Dès qu'il y a risque qu'on me demande de participer, je fuis à toutes jambes. Je ne sais pas si en fait je suis snob ou quoi, mais vraiment, comme je dis souvent - et comme vous allez souvent le lire - il y a des choses qui ne font juste pas partie de "mon monde".

I don't feel like dancin' - Scissor Sisters