Gothique dans l'âme, à trois ans je dessinais déjà tout en noir. Musique rock et new wave, fringues et cheveux noirs, décor noir avec sorcière, chauve-souris et têtes de mort... Non je ne vais pas vous raconter pourquoi j'aime le noir ou les trucs gothiques - parce que je ne sais pas pourquoi, c'est juste comme ça -, c'est juste pour introduire le fait que, sans surprise, j'aime les vampires !

Alors en ce moment il y a une nouvelle mode des vampires, et j'avoue que ça me gonfle un peu que ça devienne aussi populaire, surtout que forcément, dès qu'il y a quantité, la qualité se perd. Alors là parmi la horde de projets de films, séries et livres sur le sujet (voir le billet de
Caro et la couv du
dernier EW), il y a et aura beaucoup à jeter. Mais ça n'empêche pas d'apprécier le bon, passé ou présent.
Ainsi, alors que je n'ai pas du tout été emportée par la tornade
Twilight (j'ai trouvé le film mou et mauvais, pas du tout envie de lire les livres), j'aime de plus en plus la série
True Blood (la saison 2 est bien plus accrochante que la 1e).
The CW (sur laquelle je suis
90210 et
Gossip Girl) va lancer à la rentrée
The Vampire Diaries mais ça ne me dit rien du tout par contre, limite si j'avais le temps je préfèrerais me refaire
Buffy, qui s'améliorait saison après saison (ah je me souviens de la 6 qui était parfaite, chaque épisode était un régal).
L'autre jour au bureau on se demandait s'il y avait eu un bon film de vampires depuis
Entretien avec un vampire - qui a déjà 15 ans ! - et on n'a pas été foutus d'en trouver un. J'ai vaguement pensé à
Blade mais je préfère de loin le vampire romantique, style Lestat et Louis justement, ou Dracula.
Je n'ai jamais vu les vieux
Dracula avec Bela Lugosi ou Christopher Lee mais je dois dire que celui de Coppola avec Gary Oldman me suffit : on a là une histoire d'amour tragique et sensuelle comme je les aime, avec une bonne ambiance fantastico-gothique et une musique envoûtante (c'est vraiment l'une des plus belles musiques de films que je connaisse).
Oui, moi j'aime mes vampires en vieilles frusques, avec des manières d'autrefois et une grosse dose de désespoir. Malheureusement, ils se font rares...
Dans ma lointaine période "je vais écrire un livre", j'avais noté comme idée "
Roméo et Juliette avec des vampires". Je n'ai jamais été plus loin mais quand
Underworld est sorti, ça avait l'air de tout avoir pour me plaire. Ouais ben c'était bien nul; trop mauvais, trop moderne, trop djeunz...
Van Helsing était pire et malgré Hugh Jackman, je n'ai pas tenu plus de 15 minutes (en fait c'est surtout les films avec Kate Beckinsale qu'il faut que j'évite peut-être). J'ai bien aimé la trilogie
Blade mais ce n'est pas le genre de vampire qui me fait vibrer (du coup je "préfère" le 3 parce qu'il y a Ryan Reynolds torse nu hum...).
Alors des petits interviews dans le dernier EW essayent de comprendre la fascination pour les vampires, qui n'est quand même pas nouvelle, et la particularité au niveau littéraire surtout c'est que beaucoup d'auteurs d'histoires de vampires sont des femmes. Il y a un côté sexuel évident, et en tant qu'ancienne psy je vois là-dedans une belle combinaison eros-thanatos, cet attrait pour la mort et pour ce qui est interdit, dangereux, qui regonfle justement la pulsion de vie.
D'autant plus qu'ils sont immortels, et franchement à chaque fois qu'un vampire dit son âge je me dis "oh il a vu ça et ça arriver, c'est fou de vivre aussi longtemps, de pouvoir faire autant de découvertes, assister à autant d'événements", bref c'est quand même un gros fantasme l'immortalité, et parfois je me demande ce que je ferais si les vampires existaient vraiment et me donnaient l'opportunité de le devenir à mon tour...